L’hyperglycémie, c’est avoir une glycémie trop haute. L’hyperglycémie avec cétose, c’est avoir une glycémie très élevée supérieure à 2,5 g/l (14 mmol) et une glycosurie ++ ou plus (> 20 g/l) et de l’acétone (corps cétoniques) : cétonémie élevée ou cétonurie positive.

Attention : Hyperglycémie + glycosurie + Cétose = Manque d’insuline

Quels sont les signes d’alarme ?

La soif, le besoin fréquent d’uriner (même la nuit), la fatigue, l’amaigrissement.

C 15 hyper-01
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C 15 hyper-03

Qu’est-ce-qui peut arriver ?

Les signes d’acidocétose :

  • Nausées, vomissements, douleurs abdominales.
  • Respiration rapide.
  • Troubles de la conscience (coma).
  • L’apparition de ces signes nécessite une hospitalisation d’urgence. «C’est grave».

Il faut quelques heures pour que l’hyperglycémie avec cétose évolue vers l’acidocétose. On a donc le temps de l’éviter si on sait exactement quoi faire.

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L’hyperglycémie, c’est avoir une glycémie trop haute. L’hyperglycémie avec cétose, c’est avoir une glycémie très élevée supérieure à 2,5 g/l (14 mmol) et une glycosurie ++ ou plus (> 20 g/l) et de l’acétone (corps cétoniques) : cétonémie élevée ou cétonurie positive.

Attention : Hyperglycémie + glycosurie + Cétose = Manque d’insuline

Quels sont les signes d’alarme ?

La soif, le besoin fréquent d’uriner (même la nuit), la fatigue, l’amaigrissement.

Qu’est-ce-qui peut arriver ? Les signes d’acidocétose :

  • Nausées, vomissements, douleurs abdominales.
  • Respiration rapide.
  • Troubles de la conscience (coma).
  • L’apparition de ces signes nécessite une hospitalisation d’urgence. «C’est grave».

Il faut quelques heures pour que l’hyperglycémie avec cétose évolue vers l’acidocétose. On a donc le temps de l’éviter si on sait exactement quoi faire.

Que faire en cas d’hyperglycémie avec cétose ?

  1. Corriger l’hyperglycémie : faire une injection supplémentaire d’insuline rapide. Si c’est l’heure d’une injection d’insuline, faire l’injection comme d’habitude et ajouter un supplément d’insuline d’action rapide en cas de signes d’alarme (soif, besoin fréquent d’uriner).
  2. Manger normalement, malgré l’hyperglycémie : si l’enfant ne mange pas bien, l’alimenter autant que possible.
  3. Répéter les analyses de sang et /ou d’urine toutes les 4 heures, même la nuit.
  4. Ne pas faire de sport, jusqu’à ce que l’acétone ait disparu.
  5. Appeler le médecin en cas de maladie associée.

La situation s’améliore

  • La glycémie inférieure à 2,5 g/l, glycosurie et cétose diminuent.
  • La disparition de l’acétone peut être lente. L’important est que la glycémie baisse.
  • Faire les analyses toutes les 4 heures, jusqu’à disparition de l’acétone.
  • Ensuite faire les injections et adapter les doses d’insuline comme d’habitude.

La glycémie > à 2,50 g/l ET glycosurie ++ et cétose persistent

  • Faire des suppléments d’insuline rapide, en plus des injections habituelles d’insuline.
  • Quand? Toutes les 4 heures.
  • Combien? 1/10e de la dose totale des 24 heures.
  • Demander conseil au médecin ou à l’hôpital.

La situation ne s’améliore pas

Si la soif et besoin fréquent d’uriner apparaissent ou persistent, il faut faire un supplément d’insuline rapide : 1/5ème de la dose totale des 24 heures.

Si des signes d’acidocétose apparaissent : l’hospitalisation s’impose d’urgence.

Noter sur le carnet de traitement :

  • Les signes
  • Les résultats de toutes les analyses de sang et ou d’urine.
  • Les suppléments d’insuline : dose et heure.

Consulter le médecin rapidement :

  • La cause de cette hyperglycémie avec cétose.
  • Les adaptations ultérieures à apporter au traitement.

Comment éviter l’hyperglycémie avec cétose ?

Connaître les causes

Le plus souvent, c’est un manque d’insuline :

  • injections interrompues, par erreur ou parce que l’enfant ne s’alimente pas ;
  • injection(s) oubliée(s), volontairement ou non ; doses d’insuline très insuffisantes ;
  • pour les patients traités par pompe à insuline, cathéter déconnecté.

Parfois, c’est dû à l’augmentation brusque des besoins en insuline : maladie infectieuse avec une forte fièvre, déshydratation, urgence chirurgicale…

Que faire ?

  • Ne jamais interrompre les injections d’insuline, même si l’alimentation est impossible.
  • Rechercher l’acétone si la glycémie est supérieure à 2,5 g/l.
  • Ne pas hésiter à demander conseil au diabétologue, en cas de maladie infectieuse ou de problème alimentaire (vomissements) …

Que faire en cas de cétonurie sans hyperglycémie ?

  • Si il y a de l’acétone dans les urines, mais la glycosurie est nulle ou peu élevée (0, ± , +) et la glycémie est inférieure à 2,5 g/l :
  • Ne rien faire dans l’immédiat; du moment que la glycémie n’est pas élevée, il n’y a aucun risque. L’acétone va sûrement disparaître.
  • Réaliser les analyses de sang et d’urine, aux heures habituelles.

Comment l’expliquer ?

Un enfant non-diabétique, surtout un petit enfant peut avoir de l’acétone dans les urines (sans glycosurie, bien sûr), souvent au réveil, s’il n’a pas bien mangé (cétose de jeûne).

L’hyperglycémie quand on porte une pompe à insuline

Le traitement par pompe utilise uniquement de l’insuline d’action rapide (presque toujours un analogue). Les bolus correspondent aux injections de rapide avant les repas. Le débit de base remplace les insulines d’action prolongée.

En cas de problème d’apport d’insuline (incident au niveau de la tubulure ou du cathéter, mauvais fonctionnement de la pompe …), il n’y a pas de réserve sous-cutanée d’insuline : la glycémie et la cétonémie s’élèvent donc très vite (cétose), ce qui peut aboutir à une acidocétose en quelques heures (par exemple, la nuit après obstruction du cathéter).

Le risque d’acidocétose est donc plus élevé avec le traitement par pompe qu’avec un traitement au stylo ou à la seringue.

Pour prévenir l’acidocétose

  • Surveiller la glycémie au moins 4 fois par jour (dont au moins une mesure en début de nuit), plus souvent en cas de doute sur le fonctionnement de la pompe.
  • Contrôler la glycémie 1-2 heures après un changement de cathéter.
  • Détecter rapidement les incidents au niveau du cathéter ou de la tubulure, sans attendre les alarmes de la pompe (peu sensibles du fait des faibles débits utilisés chez les enfants, surtout chez les plus jeunes) :
    • Chercher la cétose (cétonémie ou à défaut cétonurie) si la glycémie est supérieure à 2,5 g/l,
    • Vérifier tout le circuit de la pompe jusqu’à la peau.

Les consignes données ci-après sont très importantes pour pouvoir utiliser la pompe de façon efficace et sans risques. Le non respect de ces consignes peut être un motif d’arrêt du traitement pour des raisons de sécurité.

Que faire en cas d’hyperglycémie > 2,5g/l

Lorsque l’hyperglycémie est supérieure à 2,5 g/l, il faut rechercher la cétose (cétonémie ou cétonurie).

Cétonémie <0,5 mmol/l

 Lorsque la cétonémie est inférieure à 0,5 mmol/l ou que la cétonurie est négative, refaire une glycémie et une cétonémie (ou cétonurie) 1 à 2 heures après.

  • Si la glycémie est redescendue en dessous de 2,5 g/l, cest ok.

  • Si la glycémie reste supérieure à 2,5 g/l, mais la cétonémie reste inférieure < 0,5 mmol/l, refaire glycémie et cétonurie toutes les 1-2 heures.

  • Si la glycémie reste supérieure à 2,5 g/l et la cétonémie est supérieure à 0,5 mmol/l (ou la cétonurie est positive), se reporter au paragraphe suivant :

Cétonémie entre 0,5 mmol/l et 3 mmol/l

Si la cétonémie est comprise entre 0,5 et 3 mmol/l:

  • changer immédiatement le cathéter, la tubulure et la cartouche.
  • faire un bolus, ou une injection d’analogue rapide au stylo ou à la seringue (10% de la dose totale de 24h ou 10% du poids)
  • appeler l’équipe soignante.

Après 2h, refaire glycémie et cétonurie.

  • Si la glycémie est redescendue en dessous de 2,5 g/l, c’est ok.
  • Si la glycémie reste supérieure à 2,5 g/l et/ou la cétonémie reste supérieure à 0,5 mmol/l ‘ou cétonurie positive):
    • suivre la liste des vérifications techniques (voir ci-dessous),
    • faire une injection d’analogue rapide au stylo ou à la seringue (10% de la dose totale ou 10% du poids),
    • appeler l’équipe soignante.

Cétonémie supérieure ou égale à 3 mmol/l

Si la cétonémie est supérieure à 3 mmol/l ou la cétonurie est positive avec nausées, vomissements et douleurs abdominales, il y a urgence médicale:

  • faire une injection d’analogue rapide au stylo ou à la seringue (10% de la dose totale des 24h ou 10% du poids)
  • appeler l’équipe soignante : l’hospitalisation d’urgence s’impose.

Liste des vérifications techniques

Vérifier tout le système de perfusion pour repérer les problèmes. Si l’on cherche attentivement une cause, on la trouve et on peut la corriger rapidement.

Pompe

  • Alarme affichée ou retrouvée en vérifiant l’historique des alarmes (attention l’alarme d’obstruction ne survient pas chez l’enfant en raison de faibles débits).
  • Pompe arrêtée (mode STOP ou arrêt).
  • Piles pas bien en place dans la logette ou déchargées (écran blanc).
  • Erreur de programmation des débits de base (à vérifier sur toutes les plages horaires).
  • Dysfonctionnement électronique (panne) de la pompe.

Réservoir d'insuline

  • Air ou bulles d’air dans le réservoir.
  • Réservoir ou cartouche d’insuline vide.
  • Fuite d’insuline au niveau du réservoir ou de la connexion avec l’embout de la tubulure.
  • Réservoir mal placé dans la pompe.
  • Aspect laiteux de l’insuline dans le réservoir.

Insuline

  • Oubli de bolus : regarder dans la mémoire bolus et la dose totale journalière reçue.
  • Mauvaises conditions de conservation : en cas de températures extrêmes.
  • Erreur de dilution.

Tubulure

  • Présence de bulles d’air ou de sang.
  • Fuite d’insuline.
  • Rupture.
  • Déconnexion côté réservoir ou côté cathéter.
  • Oubli de purge ou purge insuffisante (hyperglycémie après changement du cathéter).
  • Tubulure coudée ou pliée.

Cathéter

Et plus précisément l’extrémité du cathéter à la peau :

  • Arrachement accidentel du cathéter.
  • Présence de sang dans le cathéter.
  • Déconnexion ou mauvaise reconnexion du cathéter.
  • Fuite d’insuline.
  • Oubli de purge ou purge insuffisante (hyperglycémie après changement du cathéter).

En pratique, au moindre doute changer le cathéter. En effet, si l’extrémité du cathéter est coudée, pliée ou obstruée sous la peau, on ne le sait qu’après l’avoir retiré. Pour savoir s’il est bouché (c’est fréquent), purger le cathéter retiré.

Peau

  • Inflammation/infection.
  • Arrachement du cathéter.
  • Zone de frottement (ceinture).

Si la pompe est en panne, il faut faire l’insuline en injections au stylo ou à la seringue (protocole de remplacement par multi-injections) et appeler le prestataire et l’astreinte médicale du service.